Semaines 32-33 : THAILANDE / MALAISIE / SINGAPOUR

Malaisie nous voilà !

Après avoir pris du bon temps, et disons le franchement, glandouillé sur des plages de sable blanc un cocktail à la main, le retour à la vie de nomades nous a ramené à la réalité. Serafin est rentré en France, et Romain et Tamara continuent leur voyage de leur côté. Pour nous, l’objectif est de rejoindre la Malaisie, et sans trop tarder car notre visa va expirer dans peu de temps.

 

Première étape, rejoindre le continent. On se prend un trajet en night-boat, et si la mer est calme, on devrait pouvoir dormir tranquillou, si elle de l’est pas… on verra bien. Cette traversé fut un enfer, du moins pour Tom, mais pas pour les raisons que vous croyez. Non content de ne pas renvoyer directement son diner à la mer à cause d’une mer trop agitée, il s’est littéralement fait bouffer par des puces de lit. Et ça, c’est bien la pire des merdes qu’on peut avoir en voyage. Nous avions réussi à les éviter jusque la, mais le fait est qu’avec le nombre de touristes qui transitent par la, le climat qu’elles adorent, et leur résistance à la Terminator (ces petites merdes peuvent survivre deux ans sans bouffer !), on y a pas échappé cette fois la. Je ne sais pas pourquoi de mon côté je ne me suis pas fait bouffer et franchement c’est mieux comme ça, mais quand je vois les plaques et les cloques de Tom a un peu partout, ça me fait mal pour lui. Le genre de truc vraiment pas cool. Entre ça et la diarrhée à l’indienne, je crois que je préfère la courante… Et bientôt commencera le mega-nettoyage, aspiration, lavage à soixante degrés de toutes nos affaires, sacs, etc dans les moindres détails car évidemment, ces bébêtes aiment les ourlets de couture et les endroits sombres. Top.

 

Arrivé au petit matin, nous voilà sur la route et en quelques lifts, nous arrivons à la frontière malaise. Passage sans problèmes, nouveau tampon dans le passeport, petit high-five, on entame notre vingtième pays depuis le début de ce voyage !

Ce qui nous surprends au premier abord, ce sont l’état des routes, ça a l’air beaucoup mieux entretenu en Malaisie. C’est bon signe !

 

Penang et son street art

Notre première ville en Malaisie, c’est Penang, la ville du street art sur une ile en face de Butterworth. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les vieux quartiers ont un charme certains ! Une architecture sympa, des petites échoppes, des marchés, des temples avec d’énormes batons d’encens, pleins de petits boui-bouis avec de la bouffe au top, bref, un très bon mix.

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On y croise pas mal de touristes, occidentaux ou asiatiques, et en dehors de critères purement physique, il est facile de les reconnaitre de loin. Une grande partie des touristes asiatiques ont les yeux rivés sur leur téléphone, sur l’appli Pokémon Go à la recherche d’un pikachu ou autres conneries.

Euuuuh les gars, vous êtes venu ici pour ça, vraiment, ou pour découvrir un autre pays ?

On doit dire que ça nous fou un peu le cul par terre de voir autant de gens, d’âge et de classes sociales différentes passer leur temps sur ce jeu. Dans leur course aux pokémons, on en voit certains qui passe à côté de peinture sur les murs ou de bâtiments anciens sans y jeter un œil. On se dit qu’on voit ça avec notre point de vue de français, mais quand même… De notre coté, on fait la majeure partie de la ville à pied, et surtout dans le quartier proche d’Armenian Street, à la recherche des œuvres de street art qui s’y cache un peu partout. Très sympa.

 

La galère pour sortir de Penang et la rencontre d’Ayat

Nous partons de Penang dans la matinée. Kuala Lumpur est à 360 bornes, on peut donc y arriver dans la journée. Nous prenons le ferry gratuit (top non ?) pour rejoindre Butterworth et se diriger vers l’entrée d’autoroute la plus proche. Juste quand on y arrive, on voit deux nanas se faire prendre en stop juste sous nos yeux, leur chauffeur s’arrête aussi pour nous mais force est de constater que la voiture est pleine. Ah mais c’est dommage ça, on aurait pu faire connaissance, c’est pas tous les jours qu’on voit deux jolies filles voyager en stop comme nous ! Par la suite, nous enchainons les petits lifts qui ne nous emmènent pas bien loin et nous dépose dans des endroits vraiment pas pratiques. A chaque fois, nous sommes obligés de marcher un long moment pour retrouver un endroit ou faire du stop. Avec le temps qui passe, on se dit que si ça continue, on va devoir passer la nuit dans cette banlieue ! Puis arrive un Nigérian répondant au prénom de Solution (avec qui on a eu un petit problème, HAHA). Il n’a pas tout à fait compris où on voulait s’arrêter et nous dépose en plein milieu d’un gros échangeur d’autoroute. Merci mec.

 

Quand je pense qu’on flippait un peu de traverser l’autoroute en arrivant à Ankara, mon dieu qu’on était jeune, la c’est une autre paire de manches. Nous n’avons pas d’autre choix que de traverser à un endroit, et même à plusieurs. Dans ces moments la, on se dit que les gens doivent un peu nous prendre pour des dingues en nous voyant avec nos sacs, et que au moins, on voit des choses qu’aucun autre touriste ne voit !

 

Alors qu’on arrive enfin à la bonne entrée d’autoroute, on lève le pouce en se disant qu’on va surement pas aller bien loin aujourd’hui, vu l’heure avancée. Après 5 minute, une voiture se range sur le bas côté. Le gars, une bonne tête un peu ronde, à l’air cool, on monte. Rapidement, on lui demande quelle est sa destination. « Kuala Lumpur » ! – Sérieux ? Et on peut y aller avec toi ?? – Oui oui, pas de soucis. Yeeeeeha ! Que c’est bon d’avoir le cul bordé de nouilles !

En plus de nous amener jusqu’à KL, Ayat (c’est ainsi qu’il se nomme), est vraiment sympa. Comme c’est un trajet assez long, on a le temps de lui poser pas mal de questions. Il nous apprend des bases de Mallai, des spécificités culturelles, des bons plans, quoi commander à manger pour se remplir le bide pour pas cher, etc. D’ailleurs, il tient à nous faire gouter certaines spécialités. On s’arrête et nous voilà devant un gros bol de soupe au poisson bien gras, et franchement, c’était super bon ! En sortant du resto, on aperçoit des tigres en peluche dans des cages. Euuuh, Ayat, c’est quoi ce bordel ?? – Ca ? C’est pour effrayer les singes ! – What ? – Bah oui, les singes ont peur des tigres, alors on met de faux tigres, qu’on bouge plusieurs fois dans la journée, et comme ça les singes ne s’approche pas. – Ah okay, habile Bill.

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Kuala Lumpur

Arrivé de nuit à KL et après avoir mangé des rôtis canailles avec Ayat (je sais pas comment ça s’écrit mais ça se prononce comme ça en tout cas !), on décide de rejoindre le centre ville et se trouver un hôtel. Ca fait bizarre d’être dans une grande ville moderne. Et devinez quoi ? A KL, y a un Décathlon !! Juste pour voir, pour comparer, pour se sentir un peu comme à la maison, et même si on a galéré et fait du stop en ville pour rejoindre cette banlieue perdue, on y est allé ! Bon, j’avais grandement besoin de chaussettes Artengo, fallait pas déconner. Concrètement, c’est à peu de choses près le même magasin qu’en France, les gamins foutent le bordel partout sauf qu’ici les vendeurs en ont un peu rien à faire, et surtout le rayon Badminton est beaucoup plus grand, car oui ici en Malaisie, c’est le sport numéro un !

 

Dans l’ensemble on a trouvé que KL manquait un peu de charme. Il y a pas mal de gros building assez neuf et bien qu’ayant cherché des quartiers authentiques, on en a pas vraiment trouvé (autour du quartier chinois un peu, sinon on a du passer à côté).

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Comme vous avez du le constater, les grosses villes sans charme sont pas trop notre délire, donc nous ne nous sommes pas éternisés. Surtout que notre prochaine étape est Malacca, et qu’on nous en a dit du bien. Un train de banlieue plus tard, nous voilà sortit de la capitale, et nous sommes pris en stop par un père et sa fille qui nous font faire un bon bout de chemin à travers les immenses champs de palmiers (et vive l’huile de palme !). Le père est heureux de notre prendre car il a voyagé dans sa jeunesse. Ca doit lui faire vraiment plaisir car il nous raconte tout en détails, et doit se foutre un peu de savoir qui on est car la conversation, ou plutôt son monologue tourne autour de « me, myself and I ». Il n’aura pas le temps de finir sa lonnngue histoire car nous arrivons dans sa ville.

 

La ville paisible de Malacca

C’est un flic qui nous a amené jusqu’à Malacca, mais attention, pas n’importe quel flic. Alors qu’il nous propose de nous emmener quelque part alors qu’on ne levait pas le pouce, on se dit pourquoi pas. On rentre dans sa voiture, un petit pot de yaourt « tuné » avec une magnifique fourrure léopard sur le tableau de bord, où se trouve également deux peluches toutes niquées de Pikachu et Stitch. Assis à l’arrière entre 18 néons, je suis a côté de son béret et son tonfa de flic. Bien évidement, un Jacky Tuning ne roule jamais sans la sono à fond : BOUM BOUM BOUM BOUM « SEX, FOR MONEY, SEX, FOR MONEY » BOUM BOUM BOUM BOUM.

Les gars je vous le dit, la techno malaise, ça fait saigner du nez. Drôle de flic.

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Malacca, cette ancienne ville de pirate, a été de tout repos. Il faut dire qu’on s’est trouvé une petite auberge bien tranquille au bord de la rivière, proche de petits restos pas cher. En vélo, on fait le tour de la ville assez rapidement. Les bâtiments assez vieux donnent un vrai charme, et bien qu’étant très touristique, le calme y règne. En gros, nous avons passé quatre jours entre visite de la ville, lecture, série, préparation de la suite du voyage et bonne petite bouffe. D’ailleurs on a été manger dans un temple sikh.

On nous avait parlé de cet endroit où les sikh servent des repas gratuitement à tout le monde, c’est dans leur religion ; personne sur terre ne mérite de crever la dalle. A l’arrière du temple, un grand réfectoire. Avant de rentrer, il faut enlever ses chaussures, se laver les mains et se couvrir la tête, c’est la règle. Avec nos espèces de bandanas trouvé dans un carton mis à disposition des « non-sikh », nous faisons brièvement la connaissance des personnes qui s’occupent du lieu. Le repas est entièrement végétarien, et ce n’était pas dégueulasse du tout ! Nous essayons de discuter avec quelqu’un pour lui poser notre fameuse question : « Quel serait ton conseil pour mieux vivre ensemble ? » mais sans succès, il n’a pas compris le concept…

 

Un nouveau cap

Mine de rien, et c’est pas la première fois qu’on en parle, mais il y a des moments où on se rend compte qu’on en a fait du chemin. La c’est le cap symbolique des 30 000 km depuis notre départ. Soit un peu plus de dix Paris-Moscou et quasiment quarante Paris-Marseille. Et ouais ma gueule, ça commence à chiffrer.

 

Singapour c’est Dubaï en plus cheap

Singapour, c’est un nom qui fait rêver un peu non ? Ca sent le business cosmopolite. Base en Asie, manières à l’occidentale. Et pour le business, ça doit être parfait. Mais niveau tourisme, je dis non. C’est moche de dire ça, mais Singapour c’est un peu Dubai en plus cheap. De très grands et hauts buildings, des centres commerciaux énormes, et des prix de fou. Mais sincèrement, à part si tu dois lancer ton opération publique d’achat sur des titres côtés au tiers à l’indexation bi-trimestrielle sur l’inflation du fromage blanc, qu’est ce que tu veux aller foutre à Singapour ??? En plus c’est pas comme si c’était accueillant, tu peux prendre des amendes pour tout et n’importe quoi ! Tu montes dans le métro alors que le signal sonore retenti ? REPRESSION ! Tu traverses en dehors des passages piétions ? REPRESSION ! Comme l’affreuse sensation qu’un petit moustachu te guette à chaque coin de rue, et qu’il attend ton faux pas pour sortir sa cravache… Rien que le pauvre paquet de tabac à rouler dans le sac de Tom lui a valu une amende en passant la douane. On a dit REPRESSION bordel !

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Bon allez, Singapour a aussi des bons côtés. Dans les beaux quartiers, c’est archi propre, et ça c’est super agréable. En même temps tu prends une amende si tu jettes ton mégot par terre (ce qui n’est pas forcement mal), et les chewing-gums sont tout simplement interdit ici, comme ça, pas de traces dégueulasses et inenlevables au sol. Le jardin botanique est très sympa avec sa rivière et ses grands arbres en métal. Et le Marina Bay Sands, ce complexe hôtelier avec son toit en forme de bateau et sa piscine à débordement avec la vue sur la skyline, ça en jette carrément. Cela dit, vu les prix, on ne restera pas longtemps à Singapour, juste deux nuits, le temps de prendre un petit ferry qui nous amènera à l’ile indonésienne la plus proche, Batam. Mais ça, c’est Tom qui vous racontera tout ça très bientôt. D’ici la on vous embrasse, on pense à vous, et à bientôt.

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La nomade bise !

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