Semaine 8 : TURQUIE

Notre séjour à Aydin

Nous recommençons donc notre nouvelle semaine sur Aydin. Cela fait maintenant 2 jours que nous sommes hébergés par Murat et Oguz. Nous sommes devenus en quelques sortes leurs nouveaux colocataires. Le feeling passe de mieux en mieux et une réelle amitié est en train de naitre.

Durant la journée, nos hôtes sont censés aller à l’école. Je dis bien censés car il semblerai que ça n’a ne soit pas si facile pour eux. J’ai un peu l’impression de me revoir lors de mes études. Mais ça, c’est du passé 🙂

 

Quant à nous, nous essayons de vivre au rythme local. Et ce n’est pas très dur. C’est-à-dire que nous nous promenons la journée pour visiter avec des pauses thé assez régulières. On considère les Anglais comme gros buveur de thé. Et bien non, c’est assurément les Turcs, à raison d’une vingtaine de thés par jour.

 

Le soir nous avons toujours quelque chose à faire, un anniversaire, une soirée chez des amis ou encore à la maison. Rien de mieux pour comprendre et apprendre de cette magnifique culture qui nous donne tellement. J’apprends qu’aider le voyageur indignant fait partie des principes de foi inscrites Coran. Je m’enrichis de jours en jours. Je suis également stupéfait par la bienveillance de chacun. En Turquie, l’anglais n’est pas parlé par tout le monde. Cependant, tout le monde vient nous parler, nous poser des questions, et de façon sincère souhaite apprendre un peu plus de nous. Toutes les soirées se passent en anglais alors que certains ne comprennent rien. Pour eux, il est préférable que nous passions une bonne soirée ; c’est une façon de bien accueillir malgré le fait que certains ne puissent profiter pleinement des discussions et des soirées.

Aydin 1

Afin de remercier nos hôtes et leurs amis durant ses 6 magnifiques jours, nous leur préparons une soirée crêpes bretonnes. Après avoir essayé tant bien que mal de trouver des substituts aux produits de base pour faire la pâte me voilà chef cuistot pour 7 personnes ce soir.

C’est pour nous une belle manière de remercier et de saluer les personnes qui nous ont entouré ces derniers jours.
Aydin
Le jeudi matin, nous disons une bonne fois pour toute, au revoir à nos nouveaux amis. Nous ne disons pas adieu car nous savons au fond de nous que nous nous reverrons. France, Turquie, ou autre part dans le monde, nous sommes convaincus de nous retrouver un jour.

 

Pamukkale

Le train étant peu cher en Turquie, nous décidons de prendre le train du matin pour arriver à Denizli, grande ville à côté de Pamukkale.

Une fois sortis du train, nous marchons vers la sortie de la ville afin de pouvoir refaire du stop en direction de Pamukkale. Quelques minutes plus tard, alors que nous marchons gentiment sur le trottoir, une voiture s’arrête sans même lever le pouce. Il veut nous aider et nous dépose à la sortie de la ville. C’est juste incroyable. On gagne 30 minutes de marche sur notre trajet mais le plus important à retenir n’est pas d’avoir réussi à avancer, mais de voir comment nous sommes reçus et accueillis dans ce pays tellement hospitalier. La Turquie est pour moi, de loin le pays le plus simple pour faire du stop.

train

 

Une fois à la sortie de la ville, nous commençons donc à lever le pouce et la première voiture s’arrête pour nous. Sam fait souvent la navette entre Denizli et Pamukkale et à l’habitude de prendre des auto-stoppeurs. Mais pour nous Sam est aussi bien plus qu’un simple lift car c’est notre 100ème chauffeur depuis le début de notre périple.

A peine le temps de repenser à tous ces chauffeurs que nous avons eu depuis le début que nous voilà déjà arrivé devant cette grosse langue blanche en plein milieu de la montagne.

Pamukkale 4

Pamukkale signifie château de coton en Turque et ce site classé patrimoine mondiale de l’UNESCO depuis 1988 est une tufière entièrement élaborée par les eaux chaudes qui s’écoulent des entrailles de la montagne.

Le site est juste magnifique, et étant en basse saison, nous sommes parmi les quelques privilégiés à pouvoir profiter du lieu sans trop de touristes.

Pamukkale 120160324_160044_HDR_Fotor

De l’autre côté des sources chaudes, se dresse un magnifique amphithéâtre de l’époque Héllenistique puis Romaine très bien conservé et quelques ruines de cet ancienne station thermale.

Pamukkale 3Pamukkale 5Pamukkale Tom

Sur le chemin, nous faisons la rencontre d’un groupe de Sud-Américain, faisant leurs études en Espagne, que nous retrouverons plus tard dans la soirée. Nous leur apprenons quelques jeux de cartes à la française et en échange, nous apprenons quelques bons conseils sur l’Amérique Latine, ses environs, ses lieux incontournables et les habitudes à adopter.

 

Ce soir, je m’endors avec la tête pleine de souvenirs et commence à imaginer notre voyage sur le contient américain. Mais ne rêvassons pas trop. J’ai appris qu’il faut vivre le moment présent à fond sans trop se soucier du futur afin de profiter à 100% de l’instant que nous vivons. Demain nous reprendrons le stop en direction d’Istanbul.

 

Kuthaya – A La rencontre de Gunay

Après la nuit sur Pamukkale, nous revoilà sur la route pour atteindre Istanbul, situé 600km plus loin. Nous nous fixons 2 jours pour y arriver et c’est largement possible.
Partis comme à notre habitude, fleur au fusil, nous remarquons qu’aujourd’hui peu de voitures passent. Nous sommes pourtant que vendredi. Mais contrairement à notre culture, le vendredi est le jour le plus important pour les musulmans. C’est le jour saint et les hommes doivent se rendre à la mosquée pour prier.
Mais la bonne étoile est toujours bien là. Après avoir une dizaine de petits lifts, de pause café et thé avec nos chauffeurs, après avoir porté un bébé sur mes genoux et fait du stop sous l’orage nous voilà arrivé à Kuthaya. A mi-chemin entre Pamukkale et Istanbul, c’est pour nous, une bonne chose d’être arrivés ici.

stop Kuthaya

 

route IstanbukC’est reparti pour les demandes couchsurfing de dernière minute. La Turquie tient décidément sa réputation car 30 minutes plus tard, voilà Gunay, la quarantaine, qui vient nous chercher directement pour ne pas qu’on soit mouillés par la pluie. Il était le premier à répondre mais le peu de personnes à qui nous avons fait des demandes nous ont tous répondu positivement et souhaitent vraiment nous aider.

Nous passons donc la soirée avec notre hôte d’un soir. Gunay nous accueille de la meilleur des façons. Il nous invite dans un ancien restaurant à l’architecture Othmane. Nous goutons les mets locaux et tombons encore une fois sur le charme de la gastronomie locale.

Avant de finir la soirée, il souhaite nous faire découvrir un ancien bar a thé, vieux de plus de 200 ans. Le bar est basé en haut d’une tour et surplombe toute la ville. Il fait nuit, nous ne pouvons voir toute la beauté de cette ville mais peu importe, l’endroit est vraiment atypique et rien qu’avec ça, je suis aux anges.

kuthaya Bar
Le matin, Gunay souhaite nous faire découvrir le petit déjeuner typique Turcs. A défaut de Pierre-Do, je suis plutôt sucré le matin. Petites viennoiseries, jus d’orange, café et tartine de chocolat. Je suis ne pas arrivé au bon endroit car ce sera olives, œufs durs, concombre, tomate et frites. Je ne fais pas le difficile et je mange toute mon assiette qui est cela dit très bonne, mais je me venge surtout sur le pain-beurre qui m’a tant manqué. Et oui, je ne suis pas Breton pour rien.

Avant de partir nous faisons la rencontre de ses collègues de boulot. Rebuvons un thé, puis une deuxième. Après avoir salué tout le monde, nous voilà repartis à faire du stop. J’espère que ca sera aussi facile que les autres jours car aujourd’hui on a remis le bonnet et l’écharpe. Qui l’aurait cru, il neige et il fait sacrément froid.

auto-stop Kuthaya

Mais comme d’habitude, une voiture s’arrête et nous dépose à Bursa, à quelques kilomètres d’Istanbul. Nous avons passé 2 heures à chanter sur les tubes du moment, et ça fait sacrément du bien.

Nous avons appris que notre ancien coloc est sur Istanbul ce samedi soir. Le monde est vraiment petit et en aucun cas nous voulons le manquer. La nuit commence à tomber et c’est ainsi que nous finissons la route en car. Nous avons la chance de traverser un bras de mer en bateau pour profiter d’un sublime coucher de soleil

pigeon

Istanbul

Il est 20h, nous sommes dans les bouchons de cette mégalopole. Istanbul c’est plus de 15 millions d’habitants. Imaginez vous, c’est 7 fois Paris intra-muros.

Après avoir attendu un bon moment dans les bouchons, trépignants d’impatience de revoir notre cher Serafin, nous voilà enfin à l’auberge. Les retrouvailles sont chaleureuses et nous faisons la connaissance de Przemyslaw, le neveu de Pierre. Enfin, son neveu plus âgé que lui. Nous voilà donc 4 nomades, partis à la découverte d’Istanbul by night.

Ce que nous remarquons toute suite, c’est que les prix ne sont pas du tout les mêmes qu’a Izmir, Aydin, Denizli ou encore Kuthaya. C’est une mégalopole et on le sens toute suite.

Nous sommes 10 jours après l’explosion d’une bombe par les terroristes et il semblerait que beaucoup de touristes aient annulé leurs vacances. Après avoir parlé avec des Stambouliotes, les touristes se font de plus en rares ces derniers jours.

Nous croyons en notre bonne étoile, sans jamais faire preuve d’insouciance. C’est ainsi que nous finissons la soirée dans un petit bar d’Istanbul, à parler de nos histoires de voyageurs et à refaire le monde.

Istanbul 1Istanbul 2

La deuxième et dernière journée avec nos compères se fait plus ou moins tranquille. Nous profitons du beau temps pour se promener et se perdre dans les rues. Dans une petite rue derrière la mosquée bleue, se cache un petit bar à chicha. Nous avons entendu le plus grand bien des narguilés turcs, alors pourquoi ne pas essayer ? C’est ainsi que nous finissons notre après-midi.

La soirée se termine sur notre téléphone. Nous voulons rencontrer le plus de locaux possible. Tous les moyens sont bons pour aller à leur rencontre et c’est ainsi que je fais la rencontre de Dilek. Elle accepte de nous héberger le temps de que l’on souhaite. Sa coloc grecque, a pris le premier vol pour la Grèce suite aux attaques. Elle a donc une chambre de libre. La semaine se finit en beauté.

 

 

Afin de terminer mon article en beauté, j’aimerai souhaiter un bon anniversaire à ma cousine Emilie, qui nous suit activement et qui nous a aidé lors de notre collecte Kisskissbankbank.

De plus, j’aimerai avec Pierre-Do, passer un petit bonjour à la classe de CM1-CM2 de la classe Edmond Michelet. Nous avons bien reçu votre mail et pensons souvent à vous. Nous continuerons à vous donner de nos nouvelles et à vous envoyer des cartes postales.

Portez vous bien les kids 🙂

 

 

 

Depuis deux semaines, nous avons changé notre façon d’écrire nos articles.
N’hésitez pas à laisser vos commentaires pour dire ce que vous en pensez.

A très vite.
La Nomade Bise.

 

 

Une réflexion au sujet de “Semaine 8 : TURQUIE

  1. Christine Castiglioni

    On vous suit avec intérêt. Vous nous faites rêver… grosses félicitations pour le soin que vous mettez à raconter vos aventures. Beau boulot. Vous engrangez tellement de belles choses, humainement et psychologiquement.

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